rudjudju

18 janvier 2010

thesee

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05 janvier 2010

lisa buzz

Lisabuzz.com parle de Blog latiniste : L interêt inouï de Blog latiniste ne se résume pas au seul Bassin Parisien. Chacun de ses posts est un message universel adressé à l humanité toute entière, celle d aujourd hui, et celle de demain. Blog latiniste devrait être étudié à l ENA, tant Génial et sa plume alerte accomplissent miracle sur miracle. Personnellement, j adore, et j encourage chacun à venir s y ressourcer.  signé http://blog.lisabuzz.com

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latin wikipédia

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, langue-mère des langues romanes.

On la traite à tort, depuis la révolution française, de "langue morte". Cette appellation, souvent encouragée par le nationalisme, fait oublier que son usage, même parlé, s'est perpétué jusqu'il y a peu, et pas seulement, comme on le répète souvent, dans le domaine religieux. Pour ne citer qu'un exemple, en Belgique, on a "toléré" l'usage de la langue vulgaire dans les universités, vers 1835. De plus, actuellement, de nombreux mouvements prônent son maintien comme langue de communication européenne, ou, plus simplement l'utilisent lors de congrès, éditent des revues, créent de nombreux sites en latin sur internet. La radio finlandaise émet en latin trois fois par semaine depuis plus de vingt ans. La prononciation qui semble s'imposer est celle du "pronuntiatus restitutus".

Langue flexionnelle, elle comporte sept cas pour deux nombres et trois genres. Munie d'un alphabet propre de 24 lettres, elle possède 6 voyelles et 18 consonnes. Son lexique, d'origine indo-européenne, comporte de nombreux emprunts au grec et, éventuellement, à d'autres langues (par exemple le gaulois).

Utilisé par les Romains à partir du début du Ier millénaire av. J.-C., le latin acquiert une importance de plus en plus grande avec l'expansion de l'État romain du IIe siècle av. J.-C. au IIe siècle. Langue officielle de l'Empire, elle se répand dans la majeure partie de l'Europe, de l'Afrique du Nord et de l'Asie Mineure. Lors de la chute de l'Empire d'Occident au Ve siècle, les envahisseurs adoptent le mode de pensée romain et la langue latine afin d'asseoir leur légitimité. Le latin n'est pourtant plus dès cette époque une langue vernaculaire. Tout au long du haut Moyen Âge, le latin reste la langue des actes officiels, de la diplomatie, de la liturgie et de la littérature savante (théologie, philosophie, sciences). Durant la suite du Moyen Âge, les langues locales s'affirment au plan littéraire et intérieur mais le latin reste influent aux plans diplomatique, juridique, scientifique et philosophique (théologie) ; de plus, de nombreuses langues vernaculaires en dérivent (les langues romanes) et de nombreux mots des langues non romanes (comme l'anglais ou le gotique) lui empruntent du vocabulaire. Il est réformé vers 800 puis au XIe siècle sur le modèle du latin classique afin d'éviter une dérive vers les langues vernaculaires qui en étaient issues.

À la Renaissance, la fonction scientifique et philosophique de la langue latine commence à décliner, tout comme sa fonction diplomatique (Edit de Villers-Cotterêts, 1539). Cela n'empêchera pas Érasme de publier une quantité de textes en un latin redevenu classique et très riche. Dans la partie germanique de l'Europe, le latin restera plus longtemps la langue des publications importantes ou scientifiques. Du côté français, en revanche, d'énormes efforts sont accomplis pour le supplanter et installer à sa place (surtout avec Louis XIV) un français châtié et remanié. Le latin reste avant tout présent comme langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.). Au XIXe siècle, le latin reste une langue privilégiée dans l'enseignement tant ouest-européen (heures de cours, rédaction des thèses) que dans l'est, mais n'est guère plus utilisé que par les commentateurs et éditeurs de textes antiques. Au XXe siècle, c'est avant tout une langue de culture, qui ne reste plus guère pratiquée que dans l'Église (c'est l'une des quatre langues officielles de l'État du Vatican, et partiellement langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines), où seuls certains cardinaux et théologiens le parlent réellement. À noter toutefois que les communistes russes publient aussi tous leurs ouvrages de botanique en latin pendant la guerre froide. D'autres publications latines, hélas de plus en plus rares, sont réalisées tout au long du XXe siècle. Il semble qu'actuellement, avec le « latin vivant », une recrudescence étonnante s'amorce.

Sommaire

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Classification [modifier]

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique [modifier]

Statut officiel [modifier]

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Église catholique. La langue officielle de la diplomatie du Vatican est quant à elle le français mais l'usage sur le territoire consacre, de facto, la domination de l'italien.

Langues dérivées [modifier]

Les langues romanes (principalement l'espagnol, les langues d'oil et le français, l'italien, la langue d'oc, le catalan, le portugais, le romanche et le roumain) sont dérivées du latin. L'interlingua est une synthèse de ces langues romanes. Ses partisans mettent en avant son identité latine et son vocabulaire directement accessible par les 900 millions de locuteurs romans. Un de ses courants, qui se dénomme justement "latin moderne", propose même son emploi direct à destination du public roman de toutes langues, après quelques réformes (orthographe phonétique, élimination des mots antiques sans postérité, modernisation des formes lexicales), la compréhension étant alors immédiate, à condition d'avoir appris environ 50 mots sur un vocabulaire usuel de 5000. A ne pas confondre avec le « latin contemporain » (encore appelé le « latin vivant ») : il ne s'agit pas là d'une nouvelle langue, mais de promouvoir le latin classique comme une véritable langue moderne grâce aux ajouts de vocabulaire.

Écriture [modifier]

Article détaillé : Alphabet latin.

Les Romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :

A B C D E F G H I L M N O P Q(V) R S T U V X
a b c d e f g h i l m n o p q(u) r s t u v x
[a] [b] [k] [d] [e] [f] [g] [h] [i] ou [j] [l] [m] [n] [o] [p] [] [r] [s] [t] [u] [w] [ks]

Les lettres K, Y et Z sont rares : K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais était pratiquement éliminé au profit de C à l'époque classique ; Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs à partir de l'époque classique.

Prononciation [modifier]

Prononciation médiévale [modifier]

  • æ et œ, donnent [e] ; ex : (cælum, class. ['kælum] ; med. ['tselum] ; le ciel).
  • h : initialement [h] (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement simple légère aspiration (dès les premiers textes littéraires) ;
  • c se prononce [ts] devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ: « Caesar » ['tsesar], « Cicero » ['tsitsero], etc.;
  • g : [g] (toujours dur): « Graecia » ['gretsia], « genus » ['genus], etc. ;
  • r : [r] (roulé) ;
  • sc se prononce [sts] devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ: « scientia » [stsi'entsia] ;
  • le digramme ph se prononce [f] (philosophia [filo'zofia]) ;
  • ti se prononce devant les voyelles [tsi] : « ratio » (« la raison »), en latin class. [ratio], en latin med. ['ratsio];
  • sti, tti, xti toujours [sti], [tti], [ksti], : « mixtio » ['mixtio] « Attius » ['attius];
  • x se prononce [ks] ; ex : (ex, [ɛks] ; de).

Prononciation ancienne restituée [modifier]

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de [s] à [r] dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. Les évolutions les plus flagrantes ont été :

  • æ (diphtongue) : initialement [ae̯] puis [ɛː] (à partir du IIe siècle av. J.-C.) ;
  • au (diphtongue) : [au̯] ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
  • c : [k] (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et, à l'époque classique, dans les prénoms Gaius et Gnaeus), c pouvait servir à noter [g] ;
  • ch : [] (aspiré, comme en grec ancien) ;
  • g : [g] (toujours dur) ;
  • h : initialement [h] (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement simple légère aspiration (dès les premiers textes littéraires) ;
  • i : note à la fois la voyelle [i], longue ou brève, et la spirante [j] ([jj] entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut [j], il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
  • m : [m] ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
  • œ (diphtongue) : [oe̯] puis [] (à partir du IIe siècle) ;
  • ph: [] (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
  • qu : [] ;
  • r : [r] (roulé) ;
  • s : toujours [s] ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par [r] (rhotacisme) ;
  • th : [] (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
  • u : note à la fois la voyelle [u] et la spirante [w] ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie plus que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
  • y : [u] (emprunté au grec ancien mais le latin prononce [u] et non [y] ; par exemple Ganymedis se lit « Ganoumédis ») ;
  • z : [zz] (long ; emprunté au grec).

Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue (distinguées aujourd'hui par le diacritique ˘ ou ¯). Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Le latin enseigné actuellement en France (et dans beaucoup de pays à travers le monde) correspond la plupart du temps à cette prononciation restituée du Ier siècle av. J.-C.: c'est cette prononciation qu'il faut pratiquer pour lire à peu près convenablement un texte latin.

Prononciation ecclésiastique [modifier]

Une autre prononciation du latin est celle du « latin ecclésiastique », ou « latin d'église », qui est assez proche de l'italien, avec quelques exceptions. Cette prononciation du latin, fondée sur aucune base philologique sérieuse, est celle définie par Érasme dans son De recta Latini Graecique Sermonis Pronunciatione écrit en 1528.

  • æ et œ, donnent [e] ; ex : (cælum, class. [kælum] ; eccl. [tʃelum] ; le ciel).
  • h est généralement ignoré ;
  • c se prononce t͡ʃ devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ ;
  • g se prononce d͡ʒ devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ ;
  • sc se prononce ʃ devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ ;
  • le digramme ph se prononce [f] (philosophia [filosofia]) ;
  • tio se prononce [tsio] : « ratio » (« la raison »), en latin class. [ratio], en latin eccl. [ratsio]) ;
  • x se prononce [ks] ; ex : (ex, [ɛks] ; de).

Grammaire [modifier]

Morphologie [modifier]

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal [modifier]

Article détaillé : Déclinaisons latines.

On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :

  • deux nombres : singulier et pluriel, avec des survivances de duel (dans les formes de l'adjective numéral duo, duæ, duo) ;
  • trois genres : masculin, féminin et neutre ;
  • cinq types de déclinaisons[note 1] pour le nom. Ces cinq types, que tous les livres de grammaire latine distinguent classiquement, ne sont en fait que des catégories qui elles-mêmes se subdivisent en différents sous-catégories avec pour chacune un tableau de déclinaisons associé. Ainsi, dans la 3e déclinaison, on distingue les thèmes consonantiques (leo, leonis, m., « le lion » a pour thème leon-) des thèmes en -i (civis, -is, m., « le citoyen » a pour thème civi-), etc. ; en outre, pour les 3 premières déclinaisons, il existe des variantes pour les noms d'origine grecque. La déclinaison offrant le plus d'irrégularités est de loin la 3e déclinaison (rete, -is, n., « le filet, le piège » ; os, ossis, n., « le visage » ; securis, -is, f. « la hache », etc.). Quelques noms, typiquement d'origine étrangère, sont indéclinables ou ont une déclinaison qui leur est propre, comme « Iesus » ;
  • deux classes d'adjectifs : la première correspond aux deux premières déclinaisons du nom, la seconde à la troisième déclinaison du nom. La classe offrant le plus d'irrégularités est la 2e classe. Certains adjectifs tels « nequam », « frugi » sont indéclinables ;
  • trois degrés de l'adjectif : positif, comparatif (de supériorité, ainsi qu'à valeur intensive ou excessive) et superlatif (à valeur à la fois relative et absolue), marqués par des suffixes. Il des exceptions pour certains adjectifs courants, comme « bonus », « bon » qui donne « melior » au comparatif et « optimus » au superlatif.
  • sept cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif, locatif. Ces six premiers cas existent pour la quasi-totalité des noms à quelques noms défectifs près tels « vicis » (« tour, retour ») ; quant au locatif, il est limité aux noms propres de villes et de petites îles des deux premières déclinaisons (« Romae » : « À Rome ») et à quelques noms communs isolés tels que « domi » (« à la maison »), « vesperi » (« le soir »).

Pronoms personnels [modifier]

Article détaillé : Liste des pronoms en latin.

Lexique [modifier]

Lexique hérité, lexique emprunté [modifier]

Comme toute langue indo-européenne, le latin possède un grand nombre de termes hérités du lexique indo-européen commun. Ainsi, à agnus, « agneau », correspondent le vieux slave agnę, le russe ягнёнок yagnyonok, le grec ancien ἀμνός / amnós, le breton oan, etc.

Quant aux emprunts, ils se font aux langues locales, l'étrusque – pour des mots comme kalendæ, « calendes » (d'où calendrier), ou uerna, « esclave né à la maison » (d'où vernaculaire) – dans le lexique courant et religieux, l'osque, l'ombrien, voire d'autres langues méditerranéennes plus éloignées. C'est surtout le grec ancien qui a fourni, tout au long de l'histoire de la langue latine, le plus d'emprunts, dans tous les domaines de la vie.

Évolution du lexique latin vers le lexique français [modifier]

Article détaillé : Langue romane.

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant ; c'est le cas pour ala, « aile », qui devient aile, amare / aimer, barba / barbe, carpa / carpe, etc.

Dans d'autres cas, la situation n'est pas si simple et le mot a évolué d'une manière moins linéaire : aqua, « eau », donne eau mais après une autre évolution phonétique, le même étymon aqua a donné le doublet ève, encore présent dans le doublet populaire évier de aquarium. Fagus, « hêtre », se voit évincé par un mot germanique et crus, « jambe », ne se retrouve qu'indirectement dans crural.

Exemples [modifier]

Mot Traduction Etymologie Prononciation restituée Prononciation médiévale
humus humus (terre, sol) idem oumousse houmousse
terre terra (terre en tant qu'élément) idem terra terra
ciel cælum idem kaeloum tseloum
soleil sol soliculus, « petit soleil » solikoulous solikoulous
eau aqua ève (ewe) forme intermédiaire akoua akoua
feu ignis focus, « foyer » fokous fokous
homme homo idem omo homo
femme femina idem femina femina
manger edere manducare edɛre edɛre
boire bibere idem bibere bibere
grand magnus grandis magnous magnous
petit paruus putitus, « petiot » putitous putitous
nuit nox idem noks noks
jour dies diurnus, « du jour » diès diès

Annexes [modifier]

Voir aussi [modifier]

Wiki.png

Wikipédia en latin.

Wikibooks-logo-fr.png

Wikibooks propose un ouvrage abordant ce sujet : le latin.

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Voir aussi sur Wikiquote les citations «  Latin ».

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La Wikiversité possède des cours sur « Latin ».

L’histoire du latin
—75 av. J.-C. 75 av. J.-C. – Ier siècle IIeVIIIe siècle IXeXVe siècle XVeXVIIe siècle XVIIe – aujourd’hui
latin archaïque latin classique latin vulgaire latin médiéval latin humaniste latin contemporain

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Traditionnellement, on dit simplement « déclinaisons » pour « types de déclinaisons »

Références [modifier]

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Latin ».

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    Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, langue-mère des langues romanes.

    On la traite à tort, depuis la révolution française, de "langue morte". Cette appellation, souvent encouragée par le nationalisme, fait oublier que son usage, même parlé, s'est perpétué jusqu'il y a peu, et pas seulement, comme on le répète souvent, dans le domaine religieux. Pour ne citer qu'un exemple, en Belgique, on a "toléré" l'usage de la langue vulgaire dans les universités, vers 1835. De plus, actuellement, de nombreux mouvements prônent son maintien comme langue de communication européenne, ou, plus simplement l'utilisent lors de congrès, éditent des revues, créent de nombreux sites en latin sur internet. La radio finlandaise émet en latin trois fois par semaine depuis plus de vingt ans. La prononciation qui semble s'imposer est celle du "pronuntiatus restitutus".

    Langue flexionnelle, elle comporte sept cas pour deux nombres et trois genres. Munie d'un alphabet propre de 24 lettres, elle possède 6 voyelles et 18 consonnes. Son lexique, d'origine indo-européenne, comporte de nombreux emprunts au grec et, éventuellement, à d'autres langues (par exemple le gaulois).

    Utilisé par les Romains à partir du début du Ier millénaire av. J.-C., le latin acquiert une importance de plus en plus grande avec l'expansion de l'État romain du IIe siècle av. J.-C. au IIe siècle. Langue officielle de l'Empire, elle se répand dans la majeure partie de l'Europe, de l'Afrique du Nord et de l'Asie Mineure. Lors de la chute de l'Empire d'Occident au Ve siècle, les envahisseurs adoptent le mode de pensée romain et la langue latine afin d'asseoir leur légitimité. Le latin n'est pourtant plus dès cette époque une langue vernaculaire. Tout au long du haut Moyen Âge, le latin reste la langue des actes officiels, de la diplomatie, de la liturgie et de la littérature savante (théologie, philosophie, sciences). Durant la suite du Moyen Âge, les langues locales s'affirment au plan littéraire et intérieur mais le latin reste influent aux plans diplomatique, juridique, scientifique et philosophique (théologie) ; de plus, de nombreuses langues vernaculaires en dérivent (les langues romanes) et de nombreux mots des langues non romanes (comme l'anglais ou le gotique) lui empruntent du vocabulaire. Il est réformé vers 800 puis au XIe siècle sur le modèle du latin classique afin d'éviter une dérive vers les langues vernaculaires qui en étaient issues.

    À la Renaissance, la fonction scientifique et philosophique de la langue latine commence à décliner, tout comme sa fonction diplomatique (Edit de Villers-Cotterêts, 1539). Cela n'empêchera pas Érasme de publier une quantité de textes en un latin redevenu classique et très riche. Dans la partie germanique de l'Europe, le latin restera plus longtemps la langue des publications importantes ou scientifiques. Du côté français, en revanche, d'énormes efforts sont accomplis pour le supplanter et installer à sa place (surtout avec Louis XIV) un français châtié et remanié. Le latin reste avant tout présent comme langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.). Au XIXe siècle, le latin reste une langue privilégiée dans l'enseignement tant ouest-européen (heures de cours, rédaction des thèses) que dans l'est, mais n'est guère plus utilisé que par les commentateurs et éditeurs de textes antiques. Au XXe siècle, c'est avant tout une langue de culture, qui ne reste plus guère pratiquée que dans l'Église (c'est l'une des quatre langues officielles de l'État du Vatican, et partiellement langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines), où seuls certains cardinaux et théologiens le parlent réellement. À noter toutefois que les communistes russes publient aussi tous leurs ouvrages de botanique en latin pendant la guerre froide. D'autres publications latines, hélas de plus en plus rares, sont réalisées tout au long du XXe siècle. Il semble qu'actuellement, avec le « latin vivant », une recrudescence étonnante s'amorce.

    Sommaire

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    Classification [modifier]

    Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

    Répartition géographique [modifier]

    Statut officiel [modifier]

    Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Église catholique. La langue officielle de la diplomatie du Vatican est quant à elle le français mais l'usage sur le territoire consacre, de facto, la domination de l'italien.

    Langues dérivées [modifier]

    Les langues romanes (principalement l'espagnol, les langues d'oil et le français, l'italien, la langue d'oc, le catalan, le portugais, le romanche et le roumain) sont dérivées du latin. L'interlingua est une synthèse de ces langues romanes. Ses partisans mettent en avant son identité latine et son vocabulaire directement accessible par les 900 millions de locuteurs romans. Un de ses courants, qui se dénomme justement "latin moderne", propose même son emploi direct à destination du public roman de toutes langues, après quelques réformes (orthographe phonétique, élimination des mots antiques sans postérité, modernisation des formes lexicales), la compréhension étant alors immédiate, à condition d'avoir appris environ 50 mots sur un vocabulaire usuel de 5000. A ne pas confondre avec le « latin contemporain » (encore appelé le « latin vivant ») : il ne s'agit pas là d'une nouvelle langue, mais de promouvoir le latin classique comme une véritable langue moderne grâce aux ajouts de vocabulaire.

    Écriture [modifier]

    Article détaillé : Alphabet latin.

    Les Romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :

    A B C D E F G H I L M N O P Q(V) R S T U V X
    a b c d e f g h i l m n o p q(u) r s t u v x
    [a] [b] [k] [d] [e] [f] [g] [h] [i] ou [j] [l] [m] [n] [o] [p] [] [r] [s] [t] [u] [w] [ks]

    Les lettres K, Y et Z sont rares : K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais était pratiquement éliminé au profit de C à l'époque classique ; Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs à partir de l'époque classique.

    Prononciation [modifier]

    Prononciation médiévale [modifier]

  • æ et œ, donnent [e] ; ex : (cælum, class. ['kælum] ; med. ['tselum] ; le ciel).
  • h : initialement [h] (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement simple légère aspiration (dès les premiers textes littéraires) ;
  • c se prononce [ts] devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ: « Caesar » ['tsesar], « Cicero » ['tsitsero], etc.;
  • g : [g] (toujours dur): « Graecia » ['gretsia], « genus » ['genus], etc. ;
  • r : [r] (roulé) ;
  • sc se prononce [sts] devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ: « scientia » [stsi'entsia] ;
  • le digramme ph se prononce [f] (philosophia [filo'zofia]) ;
  • ti se prononce devant les voyelles [tsi] : « ratio » (« la raison »), en latin class. [ratio], en latin med. ['ratsio];
  • sti, tti, xti toujours [sti], [tti], [ksti], : « mixtio » ['mixtio] « Attius » ['attius];
  • x se prononce [ks] ; ex : (ex, [ɛks] ; de).

Prononciation ancienne restituée [modifier]

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de [s] à [r] dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. Les évolutions les plus flagrantes ont été :

  • æ (diphtongue) : initialement [ae̯] puis [ɛː] (à partir du IIe siècle av. J.-C.) ;
  • au (diphtongue) : [au̯] ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
  • c : [k] (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et, à l'époque classique, dans les prénoms Gaius et Gnaeus), c pouvait servir à noter [g] ;
  • ch : [] (aspiré, comme en grec ancien) ;
  • g : [g] (toujours dur) ;
  • h : initialement [h] (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement simple légère aspiration (dès les premiers textes littéraires) ;
  • i : note à la fois la voyelle [i], longue ou brève, et la spirante [j] ([jj] entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut [j], il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
  • m : [m] ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
  • œ (diphtongue) : [oe̯] puis [] (à partir du IIe siècle) ;
  • ph: [] (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
  • qu : [] ;
  • r : [r] (roulé) ;
  • s : toujours [s] ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par [r] (rhotacisme) ;
  • th : [] (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
  • u : note à la fois la voyelle [u] et la spirante [w] ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie plus que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
  • y : [u] (emprunté au grec ancien mais le latin prononce [u] et non [y] ; par exemple Ganymedis se lit « Ganoumédis ») ;
  • z : [zz] (long ; emprunté au grec).

Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue (distinguées aujourd'hui par le diacritique ˘ ou ¯). Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Le latin enseigné actuellement en France (et dans beaucoup de pays à travers le monde) correspond la plupart du temps à cette prononciation restituée du Ier siècle av. J.-C.: c'est cette prononciation qu'il faut pratiquer pour lire à peu près convenablement un texte latin.

Prononciation ecclésiastique [modifier]

Une autre prononciation du latin est celle du « latin ecclésiastique », ou « latin d'église », qui est assez proche de l'italien, avec quelques exceptions. Cette prononciation du latin, fondée sur aucune base philologique sérieuse, est celle définie par Érasme dans son De recta Latini Graecique Sermonis Pronunciatione écrit en 1528.

  • æ et œ, donnent [e] ; ex : (cælum, class. [kælum] ; eccl. [tʃelum] ; le ciel).
  • h est généralement ignoré ;
  • c se prononce t͡ʃ devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ ;
  • g se prononce d͡ʒ devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ ;
  • sc se prononce ʃ devant les voyelles e et i et devant les diphtongues œ et æ ;
  • le digramme ph se prononce [f] (philosophia [filosofia]) ;
  • tio se prononce [tsio] : « ratio » (« la raison »), en latin class. [ratio], en latin eccl. [ratsio]) ;
  • x se prononce [ks] ; ex : (ex, [ɛks] ; de).

Grammaire [modifier]

Morphologie [modifier]

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal [modifier]

Article détaillé : Déclinaisons latines.

On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :

  • deux nombres : singulier et pluriel, avec des survivances de duel (dans les formes de l'adjective numéral duo, duæ, duo) ;
  • trois genres : masculin, féminin et neutre ;
  • cinq types de déclinaisons[note 1] pour le nom. Ces cinq types, que tous les livres de grammaire latine distinguent classiquement, ne sont en fait que des catégories qui elles-mêmes se subdivisent en différents sous-catégories avec pour chacune un tableau de déclinaisons associé. Ainsi, dans la 3e déclinaison, on distingue les thèmes consonantiques (leo, leonis, m., « le lion » a pour thème leon-) des thèmes en -i (civis, -is, m., « le citoyen » a pour thème civi-), etc. ; en outre, pour les 3 premières déclinaisons, il existe des variantes pour les noms d'origine grecque. La déclinaison offrant le plus d'irrégularités est de loin la 3e déclinaison (rete, -is, n., « le filet, le piège » ; os, ossis, n., « le visage » ; securis, -is, f. « la hache », etc.). Quelques noms, typiquement d'origine étrangère, sont indéclinables ou ont une déclinaison qui leur est propre, comme « Iesus » ;
  • deux classes d'adjectifs : la première correspond aux deux premières déclinaisons du nom, la seconde à la troisième déclinaison du nom. La classe offrant le plus d'irrégularités est la 2e classe. Certains adjectifs tels « nequam », « frugi » sont indéclinables ;
  • trois degrés de l'adjectif : positif, comparatif (de supériorité, ainsi qu'à valeur intensive ou excessive) et superlatif (à valeur à la fois relative et absolue), marqués par des suffixes. Il des exceptions pour certains adjectifs courants, comme « bonus », « bon » qui donne « melior » au comparatif et « optimus » au superlatif.
  • sept cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif, locatif. Ces six premiers cas existent pour la quasi-totalité des noms à quelques noms défectifs près tels « vicis » (« tour, retour ») ; quant au locatif, il est limité aux noms propres de villes et de petites îles des deux premières déclinaisons (« Romae » : « À Rome ») et à quelques noms communs isolés tels que « domi » (« à la maison »), « vesperi » (« le soir »).

Pronoms personnels [modifier]

Article détaillé : Liste des pronoms en latin.

Lexique [modifier]

Lexique hérité, lexique emprunté [modifier]

Comme toute langue indo-européenne, le latin possède un grand nombre de termes hérités du lexique indo-européen commun. Ainsi, à agnus, « agneau », correspondent le vieux slave agnę, le russe ягнёнок yagnyonok, le grec ancien ἀμνός / amnós, le breton oan, etc.

Quant aux emprunts, ils se font aux langues locales, l'étrusque – pour des mots comme kalendæ, « calendes » (d'où calendrier), ou uerna, « esclave né à la maison » (d'où vernaculaire) – dans le lexique courant et religieux, l'osque, l'ombrien, voire d'autres langues méditerranéennes plus éloignées. C'est surtout le grec ancien qui a fourni, tout au long de l'histoire de la langue latine, le plus d'emprunts, dans tous les domaines de la vie.

Évolution du lexique latin vers le lexique français [modifier]

Article détaillé : Langue romane.

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant ; c'est le cas pour ala, « aile », qui devient aile, amare / aimer, barba / barbe, carpa / carpe, etc.

Dans d'autres cas, la situation n'est pas si simple et le mot a évolué d'une manière moins linéaire : aqua, « eau », donne eau mais après une autre évolution phonétique, le même étymon aqua a donné le doublet ève, encore présent dans le doublet populaire évier de aquarium. Fagus, « hêtre », se voit évincé par un mot germanique et crus, « jambe », ne se retrouve qu'indirectement dans crural.

Exemples [modifier]

Mot Traduction Etymologie Prononciation restituée Prononciation médiévale
humus humus (terre, sol) idem oumousse houmousse
terre terra (terre en tant qu'élément) idem terra terra
ciel cælum idem kaeloum tseloum
soleil sol soliculus, « petit soleil » solikoulous solikoulous
eau aqua ève (ewe) forme intermédiaire akoua akoua
feu ignis focus, « foyer » fokous fokous
homme homo idem omo homo
femme femina idem femina femina
manger edere manducare edɛre edɛre
boire bibere idem bibere bibere
grand magnus grandis magnous magnous
petit paruus putitus, « petiot » putitous putitous
nuit nox idem noks noks
jour dies diurnus, « du jour » diès diès

Annexes [modifier]

Voir aussi [modifier]

Wiki.png

Wikipédia en latin.

Wikibooks-logo-fr.png

Wikibooks propose un ouvrage abordant ce sujet : le latin.

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Voir aussi sur Wikiquote les citations «  Latin ».

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La Wikiversité possède des cours sur « Latin ».

L’histoire du latin
—75 av. J.-C. 75 av. J.-C. – Ier siècle IIeVIIIe siècle IXeXVe siècle XVeXVIIe siècle XVIIe – aujourd’hui
latin archaïque latin classique latin vulgaire latin médiéval latin humaniste latin contemporain

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Traditionnellement, on dit simplement « déclinaisons » pour « types de déclinaisons »

Références [modifier]

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Latin ».

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